Paul Deranne et Jacques Deck (directeurs du VTS), que nous avez-vous réservé pour cette édition des « Vacances Théâtre Stavelot » ?

Pour cette 44e édition du festival, nous avons mis sur pied une programmation variée, pour montrer une fois de plus que théâtre et musique font bon ménage. Il y aura aussi un parfum de poésie à l’Abbaye de Stavelot. Cette année, il y aura aussi un festival de la marionnette liégeoise, co-organisé par les VTS et le Centre culturel de Stavelot. Il y aura une série de spectacles en matinée et une exposition permanente à l’Abbaye, présentant les plus beaux atours des marionnettes liégeoises, comme on dit, dans les accès de la salle des Blancs-Moussis et de la salle des Gardes. Il y aura donc Tchantchès et tous les autres personnages. Justement, l’ouverture officielle se fera le premier jour à 18 h 30 à l’exposition. Quoi qu’il arrive, on se réjouit de pouvoir donner les trois coups. L’Abbaye de Stavelot est un lieu très confortable un festival de théâtre. Il y a bien sûr les spectacles, mais également un côté festif qu’on ne se refuse pas.

Comment composer une affiche comme celle-là ?

On ne thématise pas le festival. En réalité, c’est un ensemble de coups de coeurs. Tous les deux, nous sommes beaucoup au théâtre et cela nous donne en permanence l’occasion de faire des découvertes. Il y a toujours d’autres artistes que nous aurions pu inviter, mais il faut faire un choix.

Bien qu’ils le soient tous, y a-t-il un coup de coeur en particulier ?

Le spectacle « Carte d’identité » de Diogène Ntarindwa est vraiment génial. C’est un type d’origine rwandaise, né au Burundi. Il joue toute une série de personnages très drôles et touchants. Et en même temps, il raconte son vécu, les drames du Rwanda. Pour la première fois, Philippe Vauchel fera « Nos petites vacances ». C’est un spectacle itinérant qui risque d’être exceptionnel. Il se baladera dans les quartiers de Stavelot, avec les gens. Nous nous réjouissons de voir ce que ça va donner.